didier paubel

lignes intérieures et autres lignes

prix kowalski cheyne editeur

 

Certains soirs la vie râpe un peu

comme le tronc des arbres familiers

et la mémoire rase est un vieux chaume

que la gueule des bêtes n'atteint pas

 

Les mots poreux de la semaine

poncent le silence sans force

la vie s'en vient la vie est là

si pleine qu'éclate l'écorce

de l'habitude et du parler simple

 

La nuit descend à pleins poumons

avec une barbe de trois jours

et dans le ciel sans domicile

elle grave à la mine plomb

le portrait-robot du jour prochain

 

 

 

remerciements à l'auteur pour ce texte